Vie d’affiche

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Note d’intention


Dans ma recherche de nouvelles perceptions du réel, et dans mon observation de la ville, je me suis intéressé aux affiches placardées dans la rue. Ces affiches déchirées anonymement, nous parlent de la vie à notre époque, d’un contexte politique social et culturel. Elles racontent. Ces photographies laissent également au spectateur la possibilité de s’imaginer une histoire pour chaque affiche. Ces déchirures leurs donnent une nouvelle dimension. Ces affiches sont le symbole d’une certaine réalité sociologique, elle sont témoins de l’état actuel de notre société, mais aussi de sa mouvance, de ses changements constants et de la divergence de l’intérêt public au fil du temps. L’affiche étant un support visant à rassembler le grand public sur une idéologie ou un événement, elle est accessible par tous, et certains prennent la liberté de s’exprimer sur ces affiches. Elles sont l’empreinte d’une vie en collectivité. De plus les affiches papier sont vouées a disparaître pour laisser place aux panneaux numériques, beaucoup plus réglementés et onéreux, ils limitent l’expression urbaine aux publicitaires. Ces photographies imagent donc la disparition de l’affiche dans notre monde moderne. plastiquement, ce travail se rapproche de celui des nouveaux réalistes , dans leur travail, le prélèvement et la manipulation d’objet de consommation sont donnés à voir dans un premier temps socialement, puis esthétiquement. Comme moi, ils s’intéressent au commun, aux éléments urbains noyés dans le tumulte de la ville. Certains artistes ont également travaillé sur les affiches, comme Jacques Villeglé, Raymond Hains, François Dufrêne et Mimmo Rotella. Cependant ils n’utilisaient pas la photographie.